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4
années de préparation intensive pour mener à bout
leur projet : La descente du continent américain. Retrouvez la
famille Quatrevieux, que l'on ne présente plus : Des raiders dans
l'âme avec une soif de découvrire d'autres paysages au grès
de belles rencontres humaines. La vraie richesse !
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4 années
de préparation intensive auront été nécessaires pour mener à bien notre
projet de descente du continent américain. Le moment fatidique enfin venu,
nous embarquons le Land dans un container à Fos sur Mer au mois de juin
2006 sous une chaleur écrasante. Fabrice sue sang et eau par les 40°C
pour enlever les ressorts nous permettant ainsi de passer le seuil de
la porte à 2,28 m. Deux semaines plus tard, c'est à notre tour de faire
le grand saut vers l'inconnu en traversant l'Atlantique en direction de
Montréal.
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Nous pensions
naïvement qu'un pays civilisé comme le Canada nous permettrait de récupérer
rapidement le véhicule. Eh bien, non ! Les formalités sont nombreuses
et nous nous voyons octroyer un grand nettoyage (superflu au vue de notre
Land tout propre !) pour la bagatelle de quelques centaines de dollars.
Ces incidents inhérents à tout voyage sont vite oubliés pour profiter
de la région de Québec. Nous visitons ainsi les chutes de Montmorency,
théâtre d'une bataille mémorable. Ensuite, direction le sud pour admirer
les chutes de Niagara.
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Dans notre
grand traversée est ouest du Canada, nous serons invités successivement
par deux familles de l'Ontario nous faisant les honneurs de leur cabane
au bord de lac.
A la deuxième rencontre, nous faisons la connaissance d'une famille autrichienne
voyageant en Land 130. Les soirées seront bien animées par nos échanges
de bons tuyaux.
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Les 9000 km qui
nous séparent de l'Alaska sont rythmés par des paysages de lacs et de
forêts et par notre recherche quotidienne de bivouacs sauvages. Un vrai
plaisir pour toute la famille de vivre au milieu de la nature mais attention
aux moustiques et ours venus nous rendre visite le soir et pendant la
nuit !
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Dès notre
arrivée en Alaska, nous décidons de franchir la limite du cercle polaire
et de monter le plus haut possible jusqu'à l'Océan Glacial Arctique. Les
paysages sont à couper le souffle mais la neige fait son apparition en
plein mois d'août nous rappelant que l'été est vraiment court en ces latitudes.
Pour augmenter les difficultés de notre vie en extérieur, le chauffage
refuse de démarrer nous obligeant à dormir à des températures négatives
dans notre tente de toit : nous avons la surprise au réveil de constater
des stalactites de glace au-dessus de nos têtes. Nous ne nous attardons
pas et redescendons en nous offrant un bain de chaleur dans une des sources
d'eau chaude de la région : Il était temps.
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A Fairbanks, lors
d'un bivouac, des lueurs multicolores dans le ciel nous intriguent :
ce sont nos premières aurores boréales ! Nous avons obtenu le contact
d'une personne susceptible de changer notre bougie de préchauffage défectueuse
grâce à son boîtier électronique de réinitialisation, obligatoire et
que nous ne possédons évidemment pas ! Nous devons attendre une semaine
pour que la pièce arrive du Canada. Pendant ce temps, nous partons visiter
toutes les routes et pistes accessibles l'été.
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Un petit
tour à la péninsule du Kenai, pour visiter lacs et glaciers et apercevoir
de loin des bélugas. Un autre tour à Valdez pour admirer les gigantesques
cascades et donner l'occasion à Florence de pêcher ses premiers saumons
à la main ! Retour sur Anchorage pour visiter le zoo où des animaux malades
ou blessés sont soignés pour être ensuite relâchés dans la nature si leur
état le permet. Florence réalise ainsi son grand rêve : voir un lynx !
Paul Harrison nous reçoit dans sa maison pour réparer notre chauffage.
Mais, rien n'y fait, même le nettoyage de l'ensemble, il ne veut pas démarrer,
seule possibilité le changer. Mais ce n'était pas prévu dans nos finances…
Nous décidons de nous en passer !
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Quand nous
revenons au Canada, nous traversons une ville très connue pour la ruée
vers l'or : Dawson City ! Le soir, au bivouac, le ciel enfin bien pur
sans nuages (ce qui n'est pas souvent le cas dans le Grand Nord), nous
observons nos deuxièmes aurores boréales vertes pendant plus de deux heures.
Nous ne nous attardons pas au Canada et filons rapidement sur les USA.
Dès la frontière traversée, Fabrice entend des bruits bizarres sous le
véhicule : un croisillon vient de lâcher ! Qu'à cela ne tienne, Fabrice
s'attaque à son remplacement au bord de la route. Notre premier parc des
USA est Yellowstone. Nous nous promenons à pied pour nous réchauffer de
la neige tombant déjà mi-septembre au milieu des fumerolles et des geysers.
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Les bivouacs
dans cette région sont relativement froids et seul le feu de camp nous
réchauffe après une douche glacée. Plus au sud, nous trouvons nos premières
gravures rupestres dans le parc des Dinosaures. A Moab, nous tombons sur
le rassemblement de Land Rover le plus important des USA. Aussitôt, nous
sommes intégrés et conviés à les suivre sur les différents parcours au
milieu d'une nature grandiose. Fabrice ne se sent tout de même pas à l'aise
avec les 3,5t de notre chargement sur des dévers de 30°. Le parc de Monument
Valley en pleine réserve indienne nous accueille avec ses paysages de
western où se sont déroulés nombre de grands films.
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Autre lieu
historique : le Grand Canyon dont nous découvrons les deux faces. La première
très touristique ne nous laisse pas un moment de quiétude avec ses milliers
de touristes penchés au-dessus des gorges vertigineuses. Après avoir épuisé
tous les endroits réglementés où nous faisons une halte, nous partons
sur des pistes inusitées en dehors du parc pour admirer le canyon sous
d'autres angles…moins touristiques : il faut bien que le Land serve !
Les enfants rêvent de faire la découverte de Las Vegas avec ses multiples
paillettes et ses immenses casinos.
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La tranquillité
de la Vallée de la mort nous offre un sérieux contraste avec la frénésie
de la ville de Las Vegas. Nous découvrons le lac salé asséché situé à
85m au-dessous du niveau de la mer. Nous partons ensuite randonner sur
les chemins pour découvrir les curiosités géologiques de la zone. Les
pistes nous donnent aussi l'occasion de nous éloigner pour tomber par
exemple sur un camp de naturistes au beau milieu du désert. Un petit tour
au parc des séquoias géants, de quoi nous rafraîchir !
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Nous décidons
d'entrer au Mexique par la Baja California . Quand, un bruit soudain sous
le véhicule nous laisse présager un repos forcé aux USA. Heureusement,
un bon samaritain américain du nom de Dan nous tracte et nous accueille
au sein de sa demeure le temps des réparations. La boîte de transfert
a explosé et il faut trouver un garagiste susceptible de la réparer. C'est
un argentin qui s'attellera à la tâche mais tout compris notre séjour
durera pas loin de trois semaines supplémentaires. Un grand merci à la
famille de Dan et Lourdes : qui a dit que les américains n'étaient pas
sympathiques et hospitaliers ! Nous entrons avec notre nouvelle boîte
de transfert au Mexique : les formalités dureront tout de même deux heures
et quelques dizaines de dollars.
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Nous reprenons
le rythme des bivouacs sauvages et le bon feu de camp de... cactus en
ce début décembre. Lors d'un campement, nous rencontrons une organisation
de raids américaine qui nous donnent les points GPS d'une ancienne mission
abandonnée et d'un désert de cactus. Ils nous mettent en garde : le coin
n'est pas fréquenté mais nous avons le véhicule pour passer les gués.
Ce sera l'occasion d'un superbe plantage de 24 h !
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En revanche,
l'immense jardin de cactus nous émerveille et les enfants ouvrent de grands
yeux devant des spécimens totalement inconnus. Le lendemain, l'église
de Santa Rosalia nous ouvre ses portes : qu'a-t-elle donc de particulier
? Tout simplement, son concepteur : Gustave Eiffel ! Nous rejoignons la
pointe sud de la péninsule pour prendre le ferry et ainsi gagner ce que
les mexicains appellent le continent. Plusieurs jours d'attente …sur des
plages aux eaux bleues turquoises seront nécessaires pour obtenir le précieux
sésame tant les foules sont grandes en cette période de Noël.
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Les paysages
changent et nous trouvons encore des lieux de bivouacs magiques. Nous
visitons quelques églises, lieux de culte importants pour les mexicains
et nous nous extasions sur les crèches à grandeur humaine partout présentes
même dans les plus petits villages. Noël arrive et le temps se dégrade
: nous redescendons rapidement les montagnes pour trouver un endroit plus
chaud pour le fêter.
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Auprès des
cactus candélabres, autour d'un bon feu de camp, nous échangeons nos minuscules
cadeaux. Nous aurons tout de même -3°C au réveil. Heureusement, le chauffage
s'est remis en marche, la cause : tout simplement un problème de retour
de masse : ouf ! Notre premier site aztèque : La Quemada dans le Centre
du Pays. Nous passons alternativement des montagnes arides et froides
à la végétation tropicale luxuriante des côtes pour nous rendre aux environs
de Mexico dans le but de visiter le site aztèque de Téotihuacan.
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Le soir venu,
point de salut pour le bivouac, nous nous réfugions en dernier recours
à une station-service où la propriétaire soucieuse de notre santé en raison
du froid extérieur nous invite dans sa demeure : quelle hospitalité !
Plus au sud, le site de Palenque au milieu de la jungle nous enchante.
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Les chutes
d'Agua Azul nous donne l'occasion de nous rafraîchir dans cette atmosphère
100% humide.
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Une visite à un
autre site Maya peu connu : Calakmul. Très peu de touristes donc beaucoup
d'animaux sauvages qui s'ébattent en toute liberté.
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Un petit
plongeon dans les Caraïbes qui n'en a pas rêvé ! Eh bien ! Nous nous l'offrons
après avoir déniché une plage isolée. Les enfants se régalent : Vincent
en construisant sa hutte et Florence en essayant de décrocher des noix
de coco bien arrimées ! Un pur moment de bonheur justifiant tous les sacrifices
consentis ! Nous décidons de ne pas nous attarder sur le sol du Belize
et traversons ce pays rapidement en quelques heures pour nous rendre au
site de Tikal au Guatemala. Ouf, deux frontières dans la même journée
c'est-à-dire quatre postes différents, c'est bien usant pour les nerfs!
Nous n'arriverons jamais à apprécier ces passages de frontières en Amérique
Centrale : heureusement, nous nous armons de patience et refusons de payer
un quelconque bakchich pour accélérer la procédure. Nous devrons ainsi
quelquefois attendre plus de deux heures à chaque poste!
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Le site
de Tikal est merveilleux de part son emplacement au milieu d'une réserve
de biosphère mais aussi pour ses bâtiments très bien conservés. Nous passons
plusieurs heures à déambuler dans ses allées. Nous ne voulons tout de
même pas en rester là et notre soif de découverte nous pousse à franchir
la barrière qui nous mène encore plus loin dans la forêt vierge vers d'autres
lieux historiques mayas, en obtenant une autorisation spéciale pour Uaxactun.
C'est alors Antonio qui nous accueille dans la cour de sa maison, nous
initie à la récolte du Chicle (pâte à chewing-gum naturelle) et nous fait
les honneurs de son musée qui regroupe tous les objets ramassés au milieu
de la jungle dans des temples mayas. Il organise aussi des expéditions
dans la jungle à la découverte de sites mayas : rendez-vous est pris dans
quelques années !
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Les
cartes du Guatemala sont totalement imprécises et en voulant prendre
une piste bien marquée, nous nous enlisons dans un chemin boueux.
Trois heures et de nombreux bras de Quechis seront nécessaires pour
nous sortir de ce mauvais pas.
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Mais alors
quel plaisir, le lendemain de se réveiller au milieu de huttes nimbées
de brume matinale et d'une population locale curieuse d'aller à la rencontre
des autres. Nous nous improvisons infirmiers pour soigner les rhumatismes
ou un méchant coup de machette qui s'infectait sur le tibia d'une fillette
de 4 ans. Nous apprendrons plus tard que les médecins des ONG ne s'aventurent
jamais dans ces zones isolées.
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Nous reprenons
la grande piste qui se transforme bientôt en minuscule chemin en raison
de travaux de réfection. Nous arrivons ainsi à des grottes et aux célèbres
cascades de Semuc Champey : un bain mémorable dans des eaux bleues turquoises
! Il est temps de changer les silentblocs du pont avant qui s'usent
rapidement. Nous trouvons un garagiste qui s'en charge et nous offre
ensuite le gîte et le couvert: que demander de mieux ! Nous sommes ravis
de partager une tranche de vie guatémaltèque avec cette généreuse famille.
Nous bifurquons vers l'ouest sur une piste quand dans une mesure d'évitement
d'un camion lancé à vive allure, Fabrice bascule dans le fossé de plusieurs
dizaines de mètres. Heureusement, deux roues sont encore sur la terre
ferme, encore que … pas trop ferme. Valérie et les enfants sortent pendant
que les guatémaltèques prennent la situation en main en sécurisant le
véhicule par les deux bouts. Les deux camions ainsi arrimés à notre
Land tirent en même temps et dégagent du fossé notre fidèle compagnon
: il était temps, Fabrice sentait le véhicule partir !
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Nous nous offrons un pause touristique au bord du lac Atitlan où la
ville de Panajachel est nommée par les locaux Gringotenango : autant
dire l'affluence des touristes blancs ! En voulant comme à notre habitude
sortir des sentiers battus en contournant le lac, nous tombons sur un
policier soucieux de notre sécurité qui nous raccompagnera à notre camping
: en fait, une bande armée sévit actuellement dans les parages n'hésitant
pas à raquetter les touristes ou tout simplement les assassiner si nécessaire.
Tous les ans, quelques personnes y laissent la vie…
Avant de passer la frontière avec le Salvador, nous nous offrons des
bains auprès de sources d'eau chaude bien sulfureuse.
Durant deux jours, nous traverserons successivement le Salvador, l'Honduras
pour échouer au Nicaragua où nous nous octroyons une pause bien méritée
au bord d'un lac.
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Le Costa
Rica nous accueille ensuite pour un séjour plus long. A la frontière,
nous rencontrons des suisses qui nous donnent les coordonnées d'une
finca où on peut camper en toute tranquillité au milieu des animaux
: un vrai parc naturel que Agui et Guido ont su préserver ! Nous partons
ensuite à l'assaut des volcans nombreux en ce petit pays. On nous avait
recommandé le parc de Cano Negro pour une ballade en bateau à la rencontre
des oiseaux protégés et des caïmans.
Nous faisons le tour d'un lac pour nous diriger ensuite vers le parc
de Monteverde où nous ferons une brève halte en raison des tarifs prohibitifs
qu'il affiche : dans les 35 dollars par personne ! A quatre, impossible
de s'offrir cette folie.
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Nous
redescendons sur la péninsule de Nicoya où une piste en bord de mer
vaut amplement le déplacement ainsi qu'un petit bain dans les eaux chaudes
du Pacifique à Samara. C'est alors, qu'une deuxième tuile nous tombe
sur la tête : la boîte de vitesse fait du bruit ! Nous faisons immédiatement
la relation entre les deux boîtes. Pas étonnant car c'est le même mécanicien
qui les a refaites toutes les deux un an avant notre départ de France.
Il faut se rendre à l'évidence les roulements n'ont pas été réglés et
ils casseront donc à 60 000 et 70 000 km. Ce nouveau problème nous bloque
quelques semaines au Costa Rica ! Nous repartirons avec une boîte en
échange standard selon les bons conseils de Fechfech, tant les mécano
d'ici ont mauvaise réputation. Nous avons tout de même certains doutes
sur cette nouvelle boîte car certaines vitesses ne passent pas bien
voire pas du tout si on ne bascule pas le levier dans un sens ou dans
l'autre brutalement !
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Il est temps
de se rendre au Panama pour embarquer le Land dans un container à destination
de Colombie. Nous prenons l'avion et atterrissons à Cartagena, magnifique
ville sud américaine. Dès que le véhicule est arrivé, nous le débarquons
le jour même : cela change des problèmes au Québec ! Les colombiens sont
courtois et prompts à rendre service pour chasser l'image négative diffusée
par les médias européens. Nous choisissons de nous dérouter vers l'est
sur la côte des Caraïbes car les colombiens nous le conseillent fortement
en insistant bien sur le fait que la zone est sécurisée. Notre descente
vers le sud nous conduit dans la région du café où nous visitons une hacienda.
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Nous nous
promenons dans un parc où les palmiers mesurent plus de 60 m. Nous délaissons
les villes comme Bogota ou Medellin où notre mode de vie extérieur est
impossible pour goûter les délices du désert de Tatacoa au sud-est de
la Colombie. Nous y ferons un de nos bivouacs sauvages de rêve !
Demi-tour obligatoire car la zone montagneuse située ente le sud est et
le sud ouest n'est pas sécurisée et nous ne tenons pas à prendre de risque
inconsidéré.
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Nous en
prendrons tout de même plus tard en voulant éviter la ville de Cali et
en empruntant un itinéraire peu fréquenté débouchant sur un barrage militaire
bardé d'artillerie lourde qui nous regarderont comme des extra-terrestres
: mais que viennent bien faire ici cette famille de voyageurs ! Ils sont
fous ces français ! Ils ont bien raison et nous nous en voudrons de cette
imprudence. "Il faut rester sur les routes principales sécurisées",
nous serinent sans cesse les colombiens ! Avant de quitter la Colombie,
nous nous arrêtons au haut lieu de la ferveur chrétienne colombienne :
Las Lajas ! C'est en fait leur Lourdes locale.
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On est le 1er mai.
Difficile dans ces conditions de trouver un douanier équatorien pour
faire tamponner le papier d'entrée du véhicule. Enfin, un gradé se dévoue
et nous entrons dans ce nouveau pays. Un passage obligé à Quito pour
visiter le parc de " La Mitad del Mundo " et mettre un pied de chaque
côté des deux hémisphères. Et, changer encore les silentblocs du pont
avant. Les paysages andins défilent sous les roues du Land entre 3000m
et 4000m. Nous retrouvons les plaisirs du bivouac que nous avions un
peu mis de côté en Colombie, sécurité oblige. En cherchant un lac d'altitude,
nous tombons au bout d'une piste boueuse sur une école d'enfants indiens.
Aussitôt, 50 petits lutins multicolores nous entourent, ravis de cette
récréation impromptue. Enfin, le lac…
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Après avoir récupéré
les cours des enfants à Guayaquil, nous prenons de petites routes tortueuses
pour rejoindre un poste frontière avec le Pérou. Nous longeons la côte
Pacifique en empruntant la Panaméricaine route rectiligne au milieu
d'un désert de sable.
Nous atteignons Lima, capitale du Pérou et trouvons un petit hôtel où
nous pouvons camper sur le parking pour déambuler dans les rues de cette
ville. Avant de monter dans les Andes, nous faisons une petite halte
à Nazca pour admirer les fameuses lignes.
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L'ascension
des cols de plus de 4000m nous transporte immédiatement au milieu de
lacs où paissent tranquillement lamas, alpagas et vigognes. Notre but
Cuzco est atteint au bout de deux jours. Nous avons plaisir à nous promener
dans ces rues chargées d'histoire et sur les marchés multicolores où
nous faisons provision de fruits et légumes : toutefois, âmes sensibles
s'abstenir d'aller dans la zone des bouchers !
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Nous rayonnons
dans la vallée sacrée en faisant une boucle passant par Ollantaytambo,
village de montagne gardant le charme de ses ruelles sillonnant au milieu
des constructions dont les fondations sont d'origine ! De retour à Cuzco,
nous prenons la décision de ne pas aller au Machu Pichu car le budget
de 500 euros tout compris pour quatre personnes en seulement 24 h nous
semble rédhibitoire pour nos finances.
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Nous prenons
donc la direction du lac Titicaca pour visiter les célèbres îles flottantes.
Un petit arrêt à Arequipa et nous voilà prêts à arpenter la côte ouest
du Pérou pour nous rendre au Chili. Arica à l'extrême nord du Chili nous
accueille et nous faisons une petite pause auprès du musée où des momies
très bien conservées sont exposées ainsi que quelques ustensiles récupérées
sur les fouilles. Autre curiosité : encore une église de Gustave Eiffel
! Quel voyageur ! Un petit tour sur le port nous permet d'observer des
lions de mer bien querelleurs ! Sur notre trajet vers Antofagasta, nous
croisons des géoglyphes bien conservés dont le géant d'Atacama qui mesure
plus de 90m de haut : bien impressionnant ! Nous avons rendez-vous avec
des astronomes du Very Large Telescope pour filmer l'installation. Il
est temps alors de songer à se rapprocher de la frontière argentine. Nous
choisissons de faire un petit arrêt à San Pedro de Atacama, ville trop
touristique à notre goût: nous ne nous y attardons guère. Pressés par
le temps car nous devons rejoindre l'équipe de M6 en Argentine, nous ne
nous renseignons pas sur les formalités. Nous montons donc le col et passons
de 2300m à 4900m en 30km. Il est trop tard pour songer à passer la frontière.
Nous bivouaquons donc à 4400m à -25°C sans tenir compte du vent: autant
dire que la nuit fut courte car impossible de manger correctement et de
dormir dans la tente malgré le chauffage. Au matin, les réservoirs d'eau
pourtant intérieurs sont gelés. Nous levons donc le camp rapidement vers
la frontière. Et là, nous apprenons que le formalités pour sortir du Chili
sont à effectuer à San Pedro. Ils ne veulent rien entendre et nous font
refaire les 170km qui nous séparent de San Pedro. Evidemment, la superbe
côte se transforme en descente infernale. Fabrice passe la troisième pour
ralentir le véhicule lancé à 50 km /h quand un bruit se fait entendre
: pas bon signe du tout ! On arrive tout de même à cette frontière chilienne.
Fabrice passe une heure et demie sous le land pour tout vérifier : aucun
problème visible ! Il faut se rendre à l'évidence la boîte de vitesse
a encre lâché : nos doutes au Costa Rica semblent se confirmer ! Nous
prenons la décision de rouler malgré le petit bruit jusqu'à Salta pour
tenter de la réparer en moins d'une semaine. Un nouveau dodo à 4000m glacial
et une descente côté argentin au milieu de roches colorées. Le bruit se
fait persistant et Fabrice roule en quatrième courte ou longue pour ménager
le roulement qui est en train de lâcher. Ouf ! le camping de Salta à l'horizon.
Nous rencontrons Bernard et Audrey en Ambuland et passons en leur compagnie
plusieurs jours à deviser gaiement autour d'un bon feu de camp !
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Nous trouvons
un garagiste qui fait les japonaises et veut bien nous la réparer. Malheureusement,
nous récupérons à 21h la voiture et ne pouvons donc pas la tester. Le
lendemain, nous devons aller chercher les journalistes à 5h de route de
Salta. Sur le trajet, nous apercevons une mare d'huile sous le véhicule.
Le mécanicien a oublié de mettre un joint ! Mais ce n'est pas tout, le
pot est mal remonté et fait un bruit d'enfer, la transmission est mise
à l'envers : Fabrice fulmine mais pas de solution pour le moment, sauf
remettre régulièrement de l'huile ! Nous passons quatre jours en compagnie
de l'équipe de télévision en les emmenant dans la vallée de Cachi. Le
cameraman et le preneur de son sont extrêmement enthousiastes par notre
mode de vie et les paysages dans lesquels nous évoluons. Habitués à ce
genre de projet, ils reviennent respectivement d'un voyage au Mali et
pour d'une expédition à pied en Arctique. En revanche, c'est très dur
pour la journaliste qui est habituée aux hôtels 5 étoiles ! Dire que nous
lui offrons une infinité d'étoiles mais elle n'est pas sensible aux charmes
des lieux et ne cesse de pianoter sur son téléphone portable qui évidemment
ne passe pas : la vie est rude en bivouac ! Bref, nous la ramenons sur
Salta dans un bel hôtel et nous nous installons au camping. Malheureusement,
seule la journaliste participera au montage du film et elle y laissera
paraître son ressenti bien négatif. Pour nous remettre de nos émotions,
une surprise de taille nous attend : 3000 gauchos doivent défiler ce week-end
en l'honneur de la fête annuelle de Salta ! Le problème de la boîte n'est
pas résolu car le mécanicien ne veut pas reconnaître ses torts et demande
une nouvelle avance pour réparer ses bêtises : nous ne cédons pas. Fabrice
tente une réparation de fortune qui tiendra quelque temps. Nous avons
réservé le bateau à Buenos Aires pour le retour. Nous embarquons donc
fin juillet et mettrons 22 jours pour arriver à Hambourg mi-août. Le voyage
s'achève donc après 70 000 km de traversée des Amériques et 13 mois de
découverte et d'aventure. Notre bilan malgré la casse des trois boîtes
est très positif : les enfants sont ravis d'avoir vécu au milieu de la
nature et passent tous les deux dans la classe supérieure. Nous ramenons
14 000 photos et 40h de film. Fabrice décide de monter au retour le film
de nos aventures et de mettre sur pied une entreprise de … réfection de
boîtes de vitesses. Comme quoi, le voyage donne des idées !
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